23.03.2006

Chabalier, Kopp & Co... (II)

Les rapports de Pierre Kopp (et Philippe Fenoglio) proposent une analyse des "coûts sociaux" des drogues licites et illicites selon une méthodologie inspirée des études anglo-saxonnes Cost Of Illness. Les travaux publiés dans les deux rapports disponibles s'étalent sur une période assez longue : le premier datant de septembre 2000 reprend les résultats d'une  mission de recherche qui date de 1997, et le second (juin 2004), est dans une très large  mesure une "reprise" des résutats de ces travaux présentés sous un angle différent. Ces deux rapports n'en sont qu'un, le premier propose une évaluation du "coût social", tandis que le second revient sur ces résultats pour les insérer dans une mesure "coûts - bénéfices" proche des méthodes de calcul utilisées en économie publique. Les conclusions de ces rapports sont sans appel : "toutes les drogues coûtent plus cher à la collectivité qu'elles ne rapportent" (R/2004, p.7).


Si les deux rapports reprennent les mêmes méthodes et les mêmes chiffres (i.e. ce sont les mêmes !), leur angle d'attaque est toutefois différent, bien que le raisonnement sous-jascent soit identique. Dans le premier il semble bien que les auteurs soient soucieux de mesurer selon la méthode COI (Cost Of Illness) les "coûts sociaux" des drogues en France afin de favoriser les comparaisons internationnales selon un ratio CS/PIB ; dans le second, tout en revenant sur les méthodes adoptées, Kopp & Fenoglio, ont repris leur premier rapport pour en faire avec l'habillage de la mesure "coûts-bénéfices" un instruments d'aide à la décision pour les hauts-fonctionnaires et les politiques. En faisant passer le message "subliminal" suivant : les activités liées aux drogues tant licites (alcool, tabac) qu'illicites sont d'un tel poids (nocivité) sur la société, qu'il convient d'envisager sérieusement la suppression de ces filières et cela, en commençant par celle qui pèse le plus sur la société : la filière vini-viticole !!

 

En re-lisant les prémisses du premier rapports Kopp (septembre 2000), plusieurs questions me viennent à l'esprit, dont deux principales : - quel est son projet ? et - quel est le problème qu'il prétend résoudre ? J'avoue ne pas être arrivé à cerner distinctement, et au premier abord, la réponse à ces deux questions, pourtant primordiales, pour juger de la valeur de ce rapport. Tant l'effort de l'auteur pour montrer la pertinence d'un "artifice de calcul" (ramener le calcul du coût social des drogues à une problématique "coûts-bénéfices" utilisée en économie publique) masque les enjeux de son projet. Mais il semble bien, que sa volonté de rapprocher dans une même étude les drogues licites (tabac, alcool) et les drogues illicites, n'ait de sens que s'il s'agit de comparer deux attitudes distinctes des pouvoirs publics face aux drogues : la prohibition et la légalisation. Le projet des rapports Kopp serait donc de montrer aux prescripteurs publics (hauts fonctionnaires, directeurs d'administrations) et aux politiques que ces deux attitudes engendrent inévitablement des coûts et que la plus coûteuse est la législation (rendre les drogues licites). Aussi, afin de trancher le débat stérile d'une opposition entre les deux solutions (prohibition/légalisation) et d'éviter une comparaison entre les deux en termes de "coûts-bénéfices", il propose une autre comparaison qui passe par "le recours à un artifice de calcul" [le problème qu'il résout]. La politique "prohibitioniste" serait illustrée par le cas des drogues illicites, tandis que la politique "légaliste" le serait par l'exemple de l'alcool et du tabac. Au lieu de comparer directement ces deux politiques, le professeur Kopp va les comparer indirectement à un étalon (par un "artifice de calcul") qui n'est autre que la construction d'une hypothèse selon un scénario "contre-factuel" de l'existence d'une économie sans drogues... l'autre avantage de l'utilisation de cet étalon ou hypothèse "contre-factuelle" est d'évacuer provisoirement la considération des économies liées à la production des drogues.

 

Ayant réussi à cerner le projet et le problème, une ultime question demeure : - à quoi cela peut-il bien servir ? Probablement pour le professeur Kopp à ouvrir enfin une "discussion rationelle de la politique de la drogue"... Ce qui à mon avis est loin d'être le cas, parce qu'entre l'adoption d'un étalon hypothétique, le refus de tenir compte dans ses évaluations d'autres méthodes de mesure, l'affirmation de thèses sans qu'elles ne soient discutées, l'absence de développement éclairant sur les sources, les théories et les méthodes employées... il y a beaucoup plus de confusions, d'imprécisions, voire de contradictions dans ces rapports que le ton sentencieux et les arguments d'autorité du professeur Kopp ne le laisseraient croire au premier abord... De plus, il me semble bien que le ton général adopté dans ces rapports masque plutôt leurs insuffisances, et qu'il y a un glissement irrationnel du statut d'hypothèse heuristique à celui de thèse, voire de boîte de Pandore à concepts flous de son scénario "contre-factuel" !! L'écran de fumée qu'utilise le professeur Kopp pour donner corps à ses a-priori est une imposante "démonstration comptable", doublée d'une non moins improbable "leçon d'économie publique"... Le résutat est que ces rapports tiennent plus de l'incantion que du sérieux d'un travail scientifique !! Une question très polémique me vient également à l'esprit, elle concerne les 90 millions d'euros versés aux trois principaux organsimes de lutte contres les drogues (Anpaa, Mildt, OFDT) - ces sommes sont-elles utilisées de manière efficace ? [J'y reviendrai plus loin...]

 

 

medium_kopp02.jpg1°/ Les contradictions et les préjugés. *(1) A voir dans les prémisses de son rapport le titre d'un paragraphe intitulé "3. Limites", on s'attendrait à ce que le professeur Kopp revienne sur ses hypothèses pour le moins audacieuses et surtout s'explique sur les tours de "passe-passe" théoriques du paragraphe précédent, explicitant la méthode retenue pour le calcul des "coûts sociaux" des drogues... Il n'en est rien !! Les limites de ce rapport concernent l'aveu des difficultés à circonscrire certains coûts qui n'ont pu être comptabilisés (données partielles, incomplètes voire absence de données) !! Aussi, le lecteur devra garder à l'esprit que pour les drogues illicites et l'alcool, les résultats des calculs seront "sensiblement sous-évalués" !! Un aveu en forme d'excuse = à l'impossible, nul n'est tenu... S'il fallait illustrer les propos que j'ai tenu plus haut, la lecture de ces deux paragraphes (2. Nature des coûts considérés / 3. Limites) serait suffisante pour disqualifier ce rapport... Le paragraphe 2 en dit long sur les préjugés du professeur Kopp et sur l'importance qu'il accorde à son hypothèse "contre-factuelle". Tout l'enjeux de ce paragraphe est de réintégrer le coût des consommations dans le modèle de calcul des "coûts sociaux", ce que ne permet pas stricto sensu la méthode COI (Cost Off Illness). Il s'agit d'une analyse économique destinée à évaluer les politiques médicales, pour orienter de la façon la plus efficace les dépenses de santé et en restreindre les coûts dans un environnement où, avec l'allongement de l'espérance de vie et plus d'exigences en matière de santé et de bien-être, les sommes allouées pour les dépenses de santé risquent d'augmenter de façon exponentielle. Cette analyse qui évalue également la pertinence des politiques de prévention, tient compte d'un nombre importants de dépenses qui ne sont pas directement comptabilisées comme des coûts médicaux... A partir de ces analyses, les responsables des secteurs de santé tentent d'évaluer les protocoles les plus adaptés et les moins coûteux : par exemple pour certaines maladies ce que l'on a appelé "l'hospitalisation à domicile"... D'autre part, pour mieux se rendre compte de la pertinence des politiques de prévention (et les sommes à y consacrer) les analyses économiques COI ont abordé les coûts sociaux induits par les maladies : pertes de ressources économiques, pensions d'invalidité... 

 

Mais, le "coût social" des pathologies liées à la consommation de drogues, dans le cadre de l'analyse COI, n'inclue pas toujours le coût des consommations de substance pathogènes : c'est même l'objet de sérieuses discussions. C'est pour cela qu'on s'attendrait à ce qu'elle soit discutée et amendée par le professeur Kopp, car selon son hypothèse, à partir du moment où une autre activité remplacerait avantageusement l'activité économique liée aux drogues, on devrait réintégrer les sommes consacrées à la consommation de ces substances dans le calcul du "coût social". Ce qui est imparable (pour le sens commun) une fois l'hypothèse acceptée !!  On comprend bien pourquoi les calculs COI n'incluent pas toujours les consommations de substances : ce ne sont pas toutes des drogues (viande, sucre...) et s'il existe bien des seuils à partir duquel leur abus devient pathogène, la majorité d'entre-elles sont de consommation courante, voire constituent des éléments essentiels à nos besoins de santé dans le cadre d'un régime alimentaire équilibré... etc. Donc on s'attendrait à ce le professeur Kopp fustige ces "mauvais économistes" qui n'ont pas fait l'hypothèse d'un scénarion "contre-factuel" où l'économie liée à ces substances serait avantageusement remplacée par une autre !! [On peut envisager que ce monde "contre-factuel" existe = l'humanité suivrait un régime strict et consommerait essentiellement des fruits et des légumes, quelques laitages, un peu de viande et de poisson... d'ailleur, un pan entier de l'industrie agro-alimentaire = celui du "junk food" en fera bientôt les frais !! A la différence de ceux qui de façon plus malicieuse se sont démarqués par leur stratégie de "promesse santé"...]

 

 

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Mais c'est le contraire qu'affirme le professeur Kopp : "En effet, les études COI ne retiennent pas le coût d'achat des produits dans le calcul du "coût social". La raison d'une telle position repose sur le fait que les dépenses de consommation en alcool, tabac ou drogues illicites correspondent à des dépenses qui seraient transférées vers d'autres biens ou services si ces substances n'existaient pas. En conséquence, les dépenses de consommation n'ont aucune influence sur le montant du coût social." (p.14) Donc si l'on suit attentivement le raisonnement, la même hypothèse d'un scénario "contre-factuel", prise momentanément comme prémisse d'une étude, permet de valider une position pour le calcul des "coûts sociaux" ["Le coût social, mesuré dans ce rapport, est engendré par le traffic des drogues illicites et par la consommation (abusive ou non) de toutes ces substances" (p.12)] = il faut tenir compte des dépenses de consommation dans le calcul, ET SON CONTRAIRE = "les dépenses de consommation n'ont aucune influence sur le montant du coût social." (p. 14) Il y a là de quoi remettre sérieusement en question l'attitude rationnelle du professeur Kopp. A moins de n'avoir rien compris à ce qu'est la science (et de ne pas faire honneur à mes études d'épistémologie), il me semble que le principe de NON-CONTRADICTION soit, avec celui d'égalité et quelques autres, un des fondements de la RAISON et par conséquent de la SCIENCE... Je rappelle les propos tenus un peu plus haut : les rapports du professeur Kopp tiennent plus de l'incantation que de la science...

 

Cependant, qu'un professeur d'Université (Sorbonne) se contredise est une chose difficilement concevable. Aussi, il ne peut s'agir d'une étourderie, mais d'un acte volontaire. C'est pourquoi cette contradiction est révélatrice des intentions du professeur Kopp, de ses préjugés et relève de la malhonnêteté intellectuelle. Il y a en effet [une fois saisie la "logique" de ces Rapports] une très bonne explication à cette contradiction, et elle tient aux objectifs que j'ai déterminé plus haut. Ces rapports sont organisés autour d'un "artifice de calcul", lui même justifié par l'adoption d'une hypothèse "contre-factuelle" (en l'absence de filières économiques liées aux drogues une autre activité prendrait avantageusement - sans "coûts sociaux" - leur place) = il s'agit de déterminer ce que coûtent les drogues à la société. Dans un premier temps, cet "artifice de calcul" sert le dessein d'une comparaison entre deux types de politiques publiques face aux drogues : la politique "prohibitioniste" (interdiction et prévention) et la politique "légaliste" (taxes, incitation à la modération et prévention). Le but avoué est de permettre de définir un ratio des "coûts sociaux "(méthode COI) sur le PIB, afin de permettre des comparaisons internationales... Dans un second temps, le but inavoué consiste à aller dans le sens du lieu commun à tous les "prohibitionistes", à savoir que l'alcool est une drogue "dure" comme les autres (addictologie), mais encore plus dangeureuse et plus insidieuse, parce qu'elle bénéficie dans certains pays de tradition vini-viticole d'une indulgence aveugle en regard des "coûts sociaux" qu'elle entraîne... D'où la nécessité impérieuse de tout mettre en oeuvre pour la remplacer par une autre activité. En fait, pour parvenir à son premier objectif (favoriser les comparaisons internationales), il n'est nul besoin de prendre en compte les consommations d'alcool (ou d'autres drogues) dans le calcul des coûts sociaux. Par contre pour assouvrir son second objectif = faire envisager par les "décideurs" public l'abandon de la filière vini-viticole, il faut le préparer à intégrer la somme des consommations dans le calcul du "coût social" en sortant de l'orthodoxie des calculs COI. Le premier rapport (septembre 2000, réalisé en 1997) pourrait faire l'économie d'un "artifice de calcul" et d'une hypothèse "contre-factuelle" [je revindrai là-dessus dans une prochaîne livraison de ce feuilleton, voir note (1)], il suffit simplement d'expliquer ce qu'est la méthode COI, de discuter et justifier les lignes de coûts retenues et de les aligner sur celles que retiennent nos voisins... Il n'est pas certain que cela soit efficace pour infléchir la politique française, "condescendante" à l'égard dela filière vini-viticole !!

 

C'est pour cela que le professeur Kopp, tantôt retient, tantôt exclu le montant des consommations du calcul... un calcul "habile" de sa part, tout autant pour perdre son lecteur, que pour lui glisser l'idée, qui sera dévoilée dans le second rapport (juin 2004, remanié, étude de 1997), que la valeur des consommations ne pourrait être mise au crédit du poids économique de la filière (constituer son "bénéfice", Rapport 2, Introduction, p.6), mais qu'elle constitue bien un "coût" pour la société (Rapport 1, Introduction,  p.12) : "il serait eronné de n'imputer ce 'coût social' qu'aux consommations dites abusives, alors qu'on ignore s'il existe un plafond de consommation au dessous duquel le risque serait nul." C'est précisément dans ce cadre-là que "l'artifice de calcul", l'hypothèse "contre-factuelle" et le recours à la théorie des externalités prennent toute leur importance pour faire front contre le sens commun, qui spontanément voit l'opposition "coût - bénéfice", comme celle entre le "poids" économique de la filière (vini-viticole) face aux dépenses engagées pour lutter contre l'alcoolisme et ses conséquences. Ce qui n'est pas la méthode que retient le professeur Kopp : "Nous rejetons les calculs sans fondements méthodologiques précis qui comparent le coût social des drogues avec le chiffre d’affaires ou le profit des branches considérées ou encore avec les recettes fiscales. Le seul calcul qui ait un sens, consiste à comparer l’externalité imposée par les drogues à la collectivité (le coût social) au bénéfice économique de ces drogues (le surplus du consommateur)." (Rapport 2, p.6) C'est précisément ces fondements méthodologiques, "propres" au professeur Kopp, qui seront passés au crible dans les prochaînes livraisons de cette très, très, très longue note... Aussi, le professeur Kopp ne s'embarasse pas trop des contradiction, tantôt affirmant qu'il faut tenir compte des consommations, tantôt soutenant le contraire...

 

 

medium_elogefolie.jpgJe me suis demandé quelques temps, en lisant ce rapport (septembre 2000) pour la première fois, s'il était tout simplement "lisible" ! En fait, j'ai du y consacrer une lecture très attentive pour saisir non pas son "sens", mais pour démêler tous les contre-sens, les contradictions et les erreurs dont il était rempli... Pierre Kopp qui dès les première lignes affirme s'inscrire dans la droite lignée des méthodes COI pour l'analyse des "coûts sociaux" des drogues : "Notre rapport s’inscrit dans la tradition de la littérature anglo-saxonne traitant des substances psychotropes selon la méthode «Cost of Illness» (COI)." (p.12) a du mal à critiquer cette "tradition" qui ne retient pas la consommation des substances dans son calcul des "coûts sociaux"... Cette gêne/contradiction devient une véritable calamité lorsque dans le détail, les dépenses de consommation sont re-prises en compte : "tableau 3.62-Synthèse des dépenses imputables à l'alcool" (pp.206-207) alors que l'on s'attendait à avoir le tableau synoptique des "coûts sociaux" imputables à l'alcool ; il faut trouver cette somme dans le Total (3), soit 115,42 milliards de francs qui est précédée du Total (2) qui inclue "la dépense des agents liée à leur consommation de tabac" (sic). Après la surprise de la coquille, vient le moment de comparer ce tableau, au titre "hypocrite", à celui donné p. 15 de la synthèse du "coût social" des drogues dans les études "Cost Of Illness"... dans les coûts directs retenus apparaît "l'achat de drogues pour les consommateurs de drogues", ce dont il n'était pas question jusque là ! Dans la partie consacrée aux "coûts sociaux" imputables à l'alcool, l'auteur réaffirme sa prise de position : "Ne pas retenir les dépenses de consommation repose sur le fait que la méthodologie à laquelle nous nous référons (i.e. le scénario contre-factuel) suppose qu'en l'absence d'alcool, les consommateurs reporteraient leur consommation vers d'autres biens qui ne généreraient pas les coûts engendrés par la consommation d'alcool." (p. 205) Et dans le tableau qui suit, censé faire la synthèse du "coût social de l'alcool en France", hypocritement intitulé "tableau 3.62-Synthèse des dépenses imputables à l'alcool", apparaît une ligne de coût qui est la valeur de la consommation d'alcool des ménages français (92,9 milliards de francs en 1997 - INSEE)...!! Il y a là une triple incohérence. Celle du "je retiens/je ne retiens pas la consommation", celle du "il fallait comprendre que l'on retient la consommation des drogués" et enfin celle du "je vous donne la consommation des ménages" !! Une fois de plus j'avoue avoir du mal à suivre les "raisonnements" du professeur Kopp ; et être véritablement inquiet quant à la santé mentale tant des responsables administratifs que des politiques... Soit ce "rapport" n'a pas été rédigé de façon sérieuse (on pourrait en étant très généreux dire qu'il a été relu de façon négligeante), ce qui est déjà très grave ; soit ce "rapport" est l'oeuvre d'un esprit remplis de préjugés dont le seul but est de faire valoir ses a-priori, quitte à prendre quelques libertés avec l'orthodoxie des théories économiques, l'honnêteté intellectuelle et les règles du raisonnnement ; ce qui est encore plus grave !! Je me demande enfin, - comment et par qui a-t-il été lu ? Si jamais il l'a été !! Ces brèves analyses vaudront une synthèse sous forme de carton rouge à ces "Rapports" et je ne manquerai pas d'y associer les responsables administratifs et politiques, ni les "pairs" du professeur Kopp qui visiblement ne les ont pas lu de façon attentive (hypothèse condescendante...) !!

 

 

*(1) Je conseille vivement à tous les lecteurs bienveillants de cette longue note de la lire en même temps que les rapports Kopp & Fenoglio [voir ci-dessous pour télécharger les documents] et de les avoir sous les yeux... J'avoue qu'il m'a été assez difficile de "tenir" cette note dans des proportions raisonnables. J'ai donc décidé de la découper et d'y donner plusieurs suite à la manière d'un feuilleton. A cela plusieurs raisons : tout d'abord les caractère illisible et difficilement compréhensible de ces "Rapports" qui ne tiennent pas tant à l'ignorance de leurs lecteurs, qu'à la volonté de leurs auteurs de ne pas livrer l'intégralité de leurs "raisonnements" et de se contenter d'a-priori et d'arguments d'autorité. Si bien que les lecteurs non avertis, tant des théories économiques que des "sources" et des "préjugés" qui sous-tendent les arguments des professeurs Kopp et Feneglio ne peuvent ni les comprendre et encore moins en évaluer la pertinence !! J'ai donc décidé d'entreprendre une analyse de ces textes et de vous livrer leurs "entrailles", ce qui demandera de votre part de la patience, et de mon côté exige du travail et donc beaucoup d'information à livrer !! L'autre très bonne raison pour laquelle je vous conseillerais de lire cette série de notes avec les "Rapports" sous les yeux est qu'à force de "tordre" des théories et des arguments pour conforter leurs thèses, les auteurs finissent par se contredire, par être surpris en "flagrant délit" de malhonnêteté intellectuelle et je souhaitais vous faire partager le plaisir de les prendre "la main dans le sac" !!! Enfin, et vous devez en avoir l'habitude, la rubrique consacrée aux documents et à mes sources sera particulièrement chargée !

 

Documents :

> Deux études de l'INSERM sur l'alcool et la santé : 1°/ "Alcool : effets sur la santé" (2001) et 2°/ "Alcool Domages sociaux : abus et dépendance" (2003).

> Sur le site de l'INSERM, les actes d'un séminaire du 31 mai 2005 : "Toxicomanie : l'alcoolo-dépendance" ; présentation des  contributions et liens vers des vidéos des interventions...

> Actes du Colloque "Vin, santé et alimentation", organisé par le Sénat le 6 novembre 2002.

> Une publication de l'OMS sous la direction de Griffith Edwards : "Alcool et intérêt général" (1998).

> "Le coût social des drogues licites (alcool et tabac) et illicites en France", Pierre Kopp & Philippe Fenoglio (septembre 2000).

> "Coût et les bénéfices économiques des drogues", Pierre Kopp & Philippe Fenoglio (juin 2004).

> L'évaluation critique de la politique prônée par les "rapports" Kopp et Fenoglio par un membre du "Groupe d'études des politiques publiques en matière de drogues" de l'Ecole de Mines de Paris : "Minimiser le coût social des drogues".

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