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11.12.2005
Le "scandale" du gavage
En préparant une notes sur les repas des fêtes de fin d'année, je me suis aperçu qu'un des mets servis à cette occasion était l'objet d'une très vive controverse, et de dispositions antagonistes, tant en France, qu'en Europe et dans le reste du Monde. Je veux bien sûr parler du foie gras !! 70% de la production annuelle est consommée à l'occasion des fêtes. C'est tout particulièrement le gavage des oies et des canards qui est remis en cause, accusé d'être un procédé cruel, inutile, voire criminel...
Un article, paru dans Les Echos du mercredi 19 octobre 2005, revenait sur la décision des parlementaires français, qui avaient voté la veille un amendement au projet de Loi d'orientation agricole, instituant le foie gras : "patrimoine culturel et gastronomique"... Une décision qui peut sembler saugrenue tant que l'on ne connaît pas les enjeux économiques. La "filière gras" (industrie agro-alimentaire) est une des filières les plus importantes en Aquitaine et Midi-Pyrénées ; dans le département des Landes, elle représente presque la moitié des emplois industriels. La France est tout à la fois le premier pays producteur et le premier pays consommateur de foie gras, ce qui constitue bien une "spécificité" et qui justifie (quelque soit l'opinion que l'on a sur le gavage) de classer cette activité au "patrimoine culturel et gastronomique"...
La raison "véritable" de cet amendement (confirmé un mois plus tard par le Sénat) est qu'il permet (provisoirement ?) de mettre la "filière gras" à l'abri des attaques "des défenseurs du bien-être animal qui souhaiteraient interdire la gavage des palmipèdes" (Les Echos). Le combat "moral" des associations de défense du "droit" des animaux se joue sur le terrain de la législation (et accessoirement sur celui de la "terreur" morale), notamment auprès de la Commission Européenne, de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments et du Comité scientifique sur la santé et le bien-être des animaux. Et le risque est important de voir prochainement une directive européenne interdire la pratique du gavage, et par conséquent la production de foie gras, en raison de leurs campagnes de lobbying, très actives et bien relayées à Bruxelle. Toutefois, les industriel et les chercheurs (notamment au sein de l'INRA), conscients de l'impact "moral" des campagnes des "abolitionnistes", réfléchissent à des techniques alternatives pour produire du foie gras à partir des dispositions naturelles des oiseaux migrateurs pour stocker les graisses... En attendant les nouvelles dispositions prises par la Commission Européenne, la France pourra, en ce qui concerne la production de foie gras et la pratique du gavage, "faire valoir une disposition du traité d'Amsterdam, selon laquelle les mesures relatives au bien-être animal ne doivent pas aller à l'encontre des rites religieux et culturels" (Les Echos). Un amendement de "précaution" pour protéger la "filière gras" ?
La France risque également d'être montrée du doigt sur la scène internationnale comme le dernier pays tolérant une pratique "barbare" : le gavage ! Un certain nombre de pays producteurs ayant récemment renoncé à la production de foie gras, dont Israël. En dépit de son 4ème rang mondial, la production de foie gras y était marginale [la France à elle seule produit les 3/4 de la production modiale !!], mais c'est la portée symbolique de cette interdiction du gavage par l'Etat d'Israël qui est saluée par les "abolitionnistes" et pour deux raisons. Tout d'abord parce que c'est avec la Diaspora Juive que la fabrication du foie gras s'est propagée aux pays d'Europe centrale, en Alsace et dans le sud-ouest de la France, ensuite parce que la décision des autorités israéliennes s'appuie sur les conclusions d'un rapport du Comité scientique pour la santé et le bien-être des animaux de la Commisssion Européenne... Rapport qui est loin de refléter les désaccords des "scientifiques" en ce qui concerne la mesure du stress ; tout comme celui sur la stéatose hépatique, qui est considérée par les "abolitionnistes" comme une maladie, tandis que les ornithologues considèrent qu'elle n'est pas de nature pathologique chez les oiseaux migrateurs !!
C'est avec la lecture du quotidien Sud Ouest du 28 novembre dernier, qui titrait "USA : haro sur le foie gras", que je me suis aperçu qu'il existait de nombreuses associations qui luttaient de façon active (et parfois violente) pour interdire la production et la consommation de foie gras. La ville de Chicago venait de proposer l'interdiction de la vente de foie gras, une motion défendue par la star, Loretta Swit, très active pour assurer la défense des animaux... Le très médiatique gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, à décidé d'interdire le gavage dans son Etat à partir de 2012. A New York, l'association PETA (People for Ethical Treatment of Animals) a tenté de faire passer au conseil municipal, une motion identique à celle de Chicago, et s'est heurté à la détermination d'Ariane Daguin et aux arguments scientifiques présentés par son avocat. Même si le marché nord-américain est marginal (1% des exportations), les décisions qui y sont prises peuvent facilement faire "tache d'huile" sur les autres pays, et sont saluées comme autant de victoires par des associations oeuvrant en France : StopGavage notamment. La pratique du gavage semble difficile à défendre, surtout lorque l'on en a pris connaissance sur les sites des "abolitionnistes" !! Le procédé qui consiste à "forcer" les palmipèdes à ingurgiter d'importantes rations de maïs bouilli grâce à un long entonnoir durant une quinzaine de jours est impressionnant, voire "choquant" !! Certes ! Mais il ne s'agit certainement pas d'une "torture", et je vous invite à aller consuter la page de l'INRA consacrée au gavage, comme le résumé des recherches scientifiques (en anglais) sur le site d'Ariane Daguin [voir rubrique "Les liens utiles"]... Si vous êtes révulsés par les images et les descriptions que proposent les "abolitionnistes" et convaincus par leurs "thèses", je ne saurais que trop vous conseiller d'adopter d'urgence un régime végétariens et de changer votre garde-robe !! Une simple remarque : la comparaison entre la quantité d'aliments ingurgitée par les oies et les canards et les 14 kg de spaghettis est un non-sens !! Scientifiquement, il est aberrant de comparer les capacités digestives d'un mamifère tel que l'homme avec celles des palmipèdes...
J'ai appris à cette occasion, en cherchant dans les médias et sur Internet, que j'étais complice de "tortionnaires" !! Ce qui m'a le plus surpris, c'est le ton extrêmement vindicatif et les termes généralement employés sur les sites de "défense" des animaux... Je pensais bien naïvement avoir été élevé par des Grâces et non par des Parques ou des Furies, et j'ai appris que mon arrière-grand-mère, ma grand-mère et ma mère perpétraient depuis des décades d'horribles crimes contres les oies et les canards et que j'étais complice, voire criminel moi aussi. Enfant, j'ai le souvenir d'avoir participé à ces cérémonies barbares et même tenu aussi fermement que possible le cou du poulet du dimanche que j'offrais à la saignée... Et voici que les litanies des "abolitionnistes" sur les "tortures" perpétrées contre les animaux me renvoient mes crimes en pleine face !! Il me faut d'urgence trouver un prêtre pour confesser mes crimes afin d'assurer le salut de âme, et prendre rendez-vous avec un psychriatre pour suivre un thérapie afin d'apaiser mon esprit. Moi qui pensait être un "animal paisible", c'est l'image d'un loup sanguinaire et cruel que je découvre !! Mais j'exagère, mes propos sont calomnieux et une fois de plus, je "maltraite" les animaux ! Car les loups ne sont pas sanguinaires et cruels, non, ce sont les hommes qui le sont, et tout particulièrement ceux qui abusent d'une alimentation carnée... Voilà, je suis un homme cruel, et puis lâche avec ça ! Pensez-donc, depuis des années j'abuse de ma supériorité physique et intellectuelle pour me rendre complice de l'asservissement des animaux, les arracher à l'heureuse destinée que leur réserve la Nature ; je suis bien l'enfant des Parques !!
Il y a un point sur lequel je suis d'accord avec les "abolitionnistes" = les images d'un abattoir industriel sont "choquantes", tout comme le sont celles de la sélection chez un accouveur. Tout autant l'est le gavage !! Cependant, je n'ai personnellement jamais été choqué par la visite de l'abattoir d'un des leader de la production de volailles fermières de qualité (Label Rouge) avec lequel j'ai réalisé mon mémoire pour valider une formation en "Stratégie et Gestion". Sans doute parce que j'ai été élevé et "endurci" par des Parques, parce que je vis en milieu rural et que je connais le cycle de production des aliments issus des canards gras avant qu'ils n'arrivent dans les Hypermarchés !! Si je comprends que l'on puisse être heurté par ces images - voir la vidéo que propose StopGavage*(1) -, je ne peux en revanche cautionner l'idée qu'il s'agisse de cruauté = d'un acte violent et gratuit auquel l'on prend plaisir. De quoi parle-t-on ? On parle d'animaux destinés à la consommation, qui doivent mourir et qui sont sélectionnés et élevés dans ce but précis. L'industrie agro-alimentaire n'est pas une clinique où se retouvent des sadiques, ni un espace de non droit. A chaque étapes, il y a des contrôles vétérinaires et sanitaires, les volailles et les palmipèdes sont constamment suivis tout au long de l'élevage, de l'accouvoir à l'abattoir. La "filière gras", tout comme la filière avicole, possède un système de" traçabilité" (en Label Rouge notamment) unique au monde, et à chaque étape, les règles en vigueur (réglementation européenne et française) et un cahier des charges (pour l'obtention des labels) sont suivis à la lettre... Les élevages et les abattoirs ne sont pas plus des endrois "honteux" que l'on cacherait. Si vous en avez le courage, et frappez à la bonne porte, il vous sera possible de visiter une unité de la filière, et si l'on n'y rentre pas "comme dans un moulin", c'est en raison de mesures d'hygiène très strictes, essentiellement dans les abattoirs !!
*(1) Je n'ai encore pas pu déterminer l'origine des images de ce montage vidéo, d'autant plus qu'elles semblent provenir de différents sites ; j'y travaille !!
La considération de la santé et du "bien-être" des animaux d'élevage n'est pas une considération "éthique", en revanche, elle est bien une préoccupation (y compris pour la Commission Européenne) sanitaire. Il s'agit de garantir la qualité des aliments ! Ce que l'on appelle "le bien-être" des animaux d'élevage dans le langage des autorités, est avant toutes choses, une préoccupation pour l'homme. Elle doit permettre au producteur d'obtenir de meilleurs rendements, et une meilleure qualité ; pour le consommateur, elle est une garantie sur la santé des animaux et sur l'hygiène, et sur la qualité des produits. Elle se traduit également par des mesures informatives (traçabilité, méthodes de production)... Aussi, il ne saurait être question que le "bien-être" des animaux soit la fin des législations sur l'élevage, il s'agit bien au contraire d'un moyen, et cette législation ne s'applique qu'aux hommes. Les animaux ne peuvent être les sujets du Droit... C'est bien pour cela que leurs "défenseurs", organisés en associations multiplient les actions sur ce terrain. Si ces dernières sont recevables formellement, parce qu'elles portent sur des comportements humains, elles masquent néanmoins une déficience originelle : la Nature est étrangère au Droit... S'il est parfaitement légitime de vouloir légiférer sur les méthodes de production et d'élevage des animaux destinés à la consommation, il est tout aussi fallacieux de prétendre que les sujets de cette législation sont les animaux. A partir de ce premier "glissement" de sujet, les défenseurs des animaux abusent de toutes sortes d'anthropomorphismes (tendance à attribuer aux animaux et aux choses des réactions humaines), une fois de plus pour masquer le fait que le Droit ne s'applique qu'aux hommes.
L'association PETA qui a fait depuis 1980 son "credo" de la reconnaissance du Droit des animaux au même titre que ceux des humains, propose tout simplement de revenir sur ce qui a été la plus formidable révolution de l'histoire de l'humanité avec l'invention du feu = la domestication (agriculture + élevage) parce que c'est à partir de là que les hommes se sont organisés en société et que tout ce que nous connaissons s'est développé... Ce à quoi je ne suis pas prêt à renoncer ! Et s'il fallait revenir en arrière, chasse et cueillette, je suis prêt !! Pour tout ceux qui sont sensibles aux arguments "philosophiques" dont se prévalent ces associations, je ne saurais que trop conseiller de lire ou re-lire le livre X de "La République" de Platon, et plus précisément les passages consacrés à la déliquescence de la démocratie, une des marque de cette décadence est la confusion entre les espèces, l'abolition des limites et le fait que l'on accorde des Droits aux animaux...
La chose est un peu plus "délicate" à démêler lorsqu'il s'agit de la sensibilité, et grâce à une confusion entre deux sens différents du terme, l'anthropomorphisme y est plus facilement accepté ; à tort ! Dans son premier sens, générique, et qui s'applique à tous les êtres vivants (de la physique à la psychiatrie), la sensibilité désigne la propriété de réagir à un stimulus ; c'est une propriété fondamentale du vivant que l'homme partage avec toutes les créatures. Toutefois, la seconde acception du terme est spécifique, et elle désigne une propriété de l'homme et de lui seul, traditionnellement distinguée de la volonté et de l'intelligence (une distinction que l'on peut illustrer par l'argument des "trois ordres" de Pascal dans "Les Pensées" : la chair, l'intelligence et le coeur)... Comme le terme est identique, les confusions sont toujours possibles, et dans le cas qui nous préoccupe, habilement entretenues !! Cette confusion est aussi présente dans le chapitre I.1 du Rapport du Comité scientifique de l'Union Européenne [voir plus bas pour obtenir le document] qui préfère retenir le terme de "welfare" à celui de "well-being" ; un terme dont le champ sémantique est exclusivement lié à l'homme, tandis que le second est "neutre". L'évaluation du stress des animaux d'élevage fait également l'objet de divergences entre chercheurs, principalement parce qu'il est toujours délicat d'évaluer avec précision ce qui est lié aux changements nécessaires dans les différentes étapes de l'élevage, de ce qui relèverait de pratiques "stressantes" et donc contraires (en principe) au bien-être des animaux. L'abus de ces anthropomorphisme masques les enjeux, fait mouche sur les esprits "sensibles", et entraîne également quelques abus proprement scandaleux !!
Lors de mes "recherches" sur Internet pour préparer cette (longue) note je suis tombé sur un Blog dont l'auteur, visiblement "piqué au vif" par l'amendement voté en octobre dernier par les parlementaires français, l'assimile à une complicité de crime contre l'humanité : "Moi j’attends avec impatience l’amendement du parlement allemand stipulant que la Shoah fait partie du patrimoine culturel teuton ou encore l’amendement du parlement turc concernant la partie arménienne de son patrimoine culturel de 1915." (sic) Vous pouvez lire l'intégralité de cette note sur le Blog Chroniques de la connerie ordinaire... J'avoue que ce texte m'a mis très mal à l'aise et je pense que son auteur ne mesure pas la portée de ses propos !!! C'est un peu la même idée nauséeuse qui flotte entre les lignes de certains Sites où les descriptions des conditions d'élevage des canards et des oies sont volontairement outrancières et mensongères et où les termes employés vous renvoient à ces abominations du XX° siècle de façon insidieuse !!! Faut-il rappeler à leurs auteurs ce que furent les camps de la mort, les massacres puis la marche forcé et macabre des arméniens ?!! Si je peux comprendre que le gavage des oies et des canards soit considéré par certains comme un acte "barbare", je ne peux en revanche accepter que l'on assimile, même de façon polémique, cette pratique à un génocide !!!
Les liens utiles :
> La page sur le site du Restaurant "d'Artagnan" à Newark (Etat du New Jersey) consacrée à la vérité sur le foie gras ("The truth about foie gras") ; Ariane Daguin, qui dirige aussi sous le même nom une société de production de foie gras basée à New York, y propose de soutenir financièrement son combat contre les "abolitionnistes" aux Etats-Unis ; vous pourrez aussi télécharger un document en anglais sur le gavage ("force-feeding") rédigé par deux chercheurs de l'INRA... Pour en savoir un peu plus, lisez le quotidien Sud Ouest du 28 novembre dernier, "USA : haro sur le foie gras".
> Le site du CIFOG, Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras, reconnu par les pouvoirs publics depuis 1987, réunit l’ensemble des acteurs professionnels de la filière des palmipèdes gras.
> France3 le Site de la chaîne propose un article qui revient sur l'amendement voté lors de l'examen du projet de loi d'orientation agricole, une synthèse avec un encart sur les chiffres de la production/consommation de foie gras en France ;
> Le Rapport du Comité Scientifique sur la santé et le bien-être des animaux de la Communauté Européenne [1998] (en anglais uniquement) "Aspects of the Production of Foie Gras in Ducks and Geese" ;
> Un rapport sur la production des oies (chapitre 9 sur celle de foie-gras) [2002] réalisé par la FAO qui est l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture ;
> La page dédiée à la campagne de la PMAF (Protection Mondiale des Animaux de Ferme) destinée à obtenir l'abolition du gavage ;
> La page dédiée à la campagne de One voice ("Une seule et même voix pour les animaux de la planète") contre la pratique du gavage ;
> La page d'accueil de StopGavage, association qui manifeste pour l'abolition du foie gras avec un petit "plus" sur le site = le compteur morbide des "victimes" de la production de foie gras et des documents comme une vidéo sur la "réalité" du gavage (âmes sensibles s'abstenir) ;
> La page du site de PETA (People For Ethical Treatment of Animals), consacrée aux actions militantes de cette association fondée en 1980, et qui regroupe 850.000 membres et sympatisants. L'association a réalisé des campagnes très médiatiques contre la pratique des tests cliniques (cosmétiques) sur les animaux et contre l'industrie de la fourrure... Sa profession de foi : "PETA believes that animals have rights and deserve to have their best interests taken into consideration, regardless of whether they are useful to humans. Like you, they are capable of suffering and have an interest in leading their own lives; therefore, they are not ours to use—for food, clothing, entertainment, experimentation, or any other reason." = PETA croit que les animaux ont des droits et méritent que leur bien-être (best interest = wellfare) soit pris en considération, sans se soucier de leur utilité pour les humains. Comme vous, ils peuvent ressentir des souffrances et ont un intérêt à conduire leurs propres vies [comme bon leur semble] ; pour cette raison ce n'est pas à nous d'en user - pour notre alimentation, nos vêtements, nos loisirs, nos expérimentations ou pour tout autre raison.
> La page de l'Institut National de Recherches Agronomiques (INRA), Centre de Tours-Unité de Recherches Avicoles, sur la production de foie gras, le gavage et le bien être des oies et canards ;
> La page sur le Site de l'Assemblée Nationale sur le Projet de Loi d'orientation agricole ;
> Une étude réalisée par l'ITAVI pour le compte de l'OFIVAL "Contexte, structure et perspectives d'évolution du secteur français du foie gras" (juin 2003) [résumé, l'intégralité de l'étude est payante] ;
> Une autre étude réalisée par l'Agence de développement économique du département du Lot sur la "filière gras" (novembre 2002).
> Un geste citoyen : je vous invite, quelque soit votre opinion au sujet du gavage des oies et des canards pour produire du foie gras, à repondre à la consultation qu'organise la Commission Européenne à propos du prochain plan d'action communautaire relatif au bien-être et à la protection des animaux. A partir notamment des résultats de cette consultation et des études réalisées par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) , la Commission Européenne exposera les initiatives envisagées dans ce domaine pour les années à venir. L'EFSA est un organisme indépendant qui "oriente" la politique de l'Europe pour ce qui concerne l’évaluation des risques relatifs à la sécurité des aliments destinés à l’alimentation humaine et animale. Elle peut réaliser des évaluations scientifiques sur toute question pouvant avoir un effet direct ou indirect sur la sécurité de la fourniture des aliments, y compris les questions relatives à la santé animale, au bien-être des animaux et à la santé des plantes.
17:10 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, gavage, canards, oies, foie-gras, force-feeding, gastronomie
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Commentaires
le foie gras n'a pas lieu d'etre et beaucoup de personnes ignorent les procédés atroces qui permettent sa production.il faut l'abolir
Ecrit par : audrey | 05.07.2007
Intéressant ce billetn ! ;) en passant je tenais à dire que le design du blog ets tout particulièremejt réussi ;)
Ecrit par : Foie | 02.01.2008








